Témoignages

« J’ai essayé partout mais je n’ai trouvé que des solutions temporaires. La solution d’accueil actuelle pour la cadette ne tiendra qu’un an en attendant que je trouve autre chose. Si on ne m’aide pas, ne fut ce que financièrement, pour lui trouver une place, il ne me reste qu’à réserver une concession au cimetière. C’est le seul endroit où on ne la refusera pas. »
(maman d’Anne-Christelle et Gaëlle, jeunes femmes avec autisme et troubles du comportement).

« Nous cherchons une place depuis 3 ans, sans succès, pour notre enfant ».
(parents de Lucie, 18 ans, polyhandicapée).

« Marie 44 ans, infirme moteur cérébral, est en attente d’un centre de jour ou d’hébergement ».

« Nous avons tous investi tellement de temps et d’efforts pour l’amener à un bon niveau de fonctionnement. Il a appris à lire, il s’intéressait à la météo et aux photos, il communiquait. Le voici maintenant surmédicalisé, abruti par les neuroleptiques et réduit à l’état d’une plante verte. Quel épouvantable gâchis humain ».
(famille d’accueil de Chophel, 24 ans, autiste avec troubles de comportement, interné en hôpital psychiatrique).

« Je souhaiterais trouver un internat à Bruxelles pour ma fille lorsqu’elle aura 12 ou 14 ans. Il n’en existe pas, adapté à sa pathologie (type 4). Nous sommes donc obligés de nous rabattre sur la province ».
(parents d’Elisabeth, 12 ans, handicapée mentale sévère avec troubles du comportement).

« Mon fils Paul, 18 ans, polyhandicapé, doit quitter prochainement son institution pour jeunes et moi je perdrai mon emploi faute d’avoir trouvé une place chez les adultes ».
(maman de Paul, polyhandicapé).

« Les gouvernements régionaux apportent leurs subventions selon des critères de "quota" et de "moratoire". Oui ! Comme du maïs ou des tonnes d'acier. Rien de plus humanisant ! En d'autres termes, toute personne n'étant pas prise en charge à ce jour n'a que peu de chance d'être accueillie convenablement dans une institution adaptée »
(papa de Denise 9 ans, polyhandicapée).

« Inquiétude énorme par rapport à l’avenir de notre fils. Est-ce encore et toujours le rôle des parents de créer ce qui manque ? »
(maman de Pierre 14 ans handicapé mental).

« Il n’y a pas de place à Bruxelles (10 ans de liste d’attente). J’ai visité 20 homes dans le Brabant Wallon, tout est complet. Mon enfant est fort renfermé, angoissé et dépressif. Qui l’accompagnera quand je ne serai plus là ? Comment m’assurer qu’il sera correctement suivi ? »
(maman âgée d’un homme de 36 ans, autiste et épileptique).

Ce n'est pas fiction....