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Belgique,
22 mai 2007 Grâce
au monde politique belge, des citoyens de Bruxelles, Flandre et Wallonie
sont arrivés à s’unir. Nous sommes tous des parents d’enfants
handicapés qui figurent sur des « listes d’attente » pour
une place d’accueil et d’accompagnement. Environ
1% de nos concitoyens présentent un handicap grave qui les rend dépendants
de tiers. Les familles font ce qu’elles peuvent afin de les prendre en
charge, mais cela n’est pas facile. Chaque
parent aime son enfant. Personne ne place avec plaisir son enfant dans
une institution, mais parfois le handicap est tellement grave que la vie
familiale devient impossible, et les parents n’ont pas le choix.
S’il existe des institutions adaptées où nos enfants pourraient être
convenablement accueillis, celles-ci affichent « complet ».
Toutes les places dans les institutions belges sont occupées.
Nous devons donc attendre… et personne n’est capable de nous dire
pour combien de temps. La
bonne qualité des institutions belges contraste terriblement avec
l’amère réalité : les familles doivent assurer seules la prise
en charge que l’Etat ne peut pas leur fournir. Et cela, au détriment
du bien-être de tous, personnes handicapées et membres de la famille.
Faute de places d’accueil de jour et d’hébergement à l’âge
adulte, les compétences que les personnes handicapées ont acquises
pendant des patientes années d’éducation dans des centres adaptées
disparaissent très rapidement lorsqu’elles reviennent à Plusieurs
femmes et hommes politiques qui connaissent cette problématique (ou qui
ont la volonté de la connaître) se disent frustrés par leur incapacité
d’y remédier. Pourtant ce n’est que par leur aide que nous pourrons
arriver à trouver des solutions à ce qui est devenu un véritable
drame social. Tous
les partis ont établi un programme électoral. Leurs programmes
abordent des thèmes tels que la reforme des impôts, l’économie,
l’énergie verte, la justice, l’énergie nucléaire, le climat,
Kyoto, l’environnement, les pensions, la réforme de l’Etat, … Ce
sont tous des sujets importants, sans doute, mais en tant que parents
confrontés au handicap de grande dépendance, ces préoccupations
comptent si peu pour nous. Et qui peut nous le reprocher ? Pour
nous, ce qui compte aujourd’hui c’est de survivre jusqu’à demain
! Quel intérêt aura pour nous l’année 2020 ou 2050 ?
Aujourd’hui, notre stress est énorme, et c’est aujourd’hui que
des drames familiaux risquent d’éclater. Quand
nous constatons que l’état français assure l’hébergement en
Wallonie de plus de 3000 de ses concitoyens handicapés, nous avons
compris : nos enfants ne sont pas une priorité pour l’Etat belge ! Il
est estimé qu’en Belgique il y a un manque d’environ 10.000 places
d’accueil pour personnes lourdement handicapées. Le coût opérationnel
serait d’environ 400 millions d’euro. Des études démontrent que
cela engendrerait un retour de plus de 300 millions. Le surcoût net
annuel s’élève donc à moins de 100 millions d’euro, c.à.d. moins
de 0.1% du budget fédéral. C’est dérisoire ! Le défi n’est
pas vraiment de libérer cette somme, car cela est l’obligation
principale du politique. Le vrai défi est de réellement créer ces
places supplémentaires. Dans d’autres pays, cela a été réalisé en
3 ans de temps. Nous
avons aujourd’hui invité à l’Atomium les présidents de tous les
partis politiques ainsi que leur candidats Premiers Ministres.
Maintenant que l’Atomium est redevenu le symbole de la Belgique, les
graves déficits enregistrés dans le secteur du handicap ne devraient
pas ternir ce symbole. Cela
ne nous intéresse pas tellement de savoir qui sera le Premier. Notre
responsabilité est de veiller à ce que notre enfant ne soit pas le
« dernier ». Pour nous c’est clair : qui n’est pas
avec nous, est contre nous. A bon entendeur… WWW.DERNIER.BE
est beaucoup plus important que WWW.PREMIER.BE.
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